Le flacon et l’ivresse

Je lève mon verre

A toutes les illusions déçues

A nos amours déchues

Et même à nos histoires de cul !

 

Je bois à la santé

Des cœurs trop froids

Des sacrifices comme seul désarroi

Des bras qui s’offrent sur la croix.

 

Je lève mon verre

A tous les imbéciles heureux mais désespérés

Aux femmes délaissées

Aux hommes désolés.

 

Je bois à la santé

Des nuits pécheresses

Au flacon, à la tristesse

A celle qui reste après l’ivresse.

 

Je lève mon verre

A toutes les colères

Celles qui font l’âme légère

Les belles, les étrangères.

 

Je bois à la santé

Des fantômes qui oublient

Des visages qui n’ont pas vieilli

De cette vie en sursis.

 

Je lève mon verre

Aux flots de larmes

Aux espoirs qui suivent les drames

A l’incertitude, ton charme.

 

Je bois à la santé

Des erreurs qu’on reproduira

Des douleurs qu’on cajolera

Des chaleurs qu’on recherchera.

 

Je lève mon verre

A tout ce que la vie

A de plus sale et de plus beau aussi.

A toutes nos histoires

De chair et de guerre

A nos amours éphémères

A nos débauches ordinaires

A nos rencontres singulières

A toutes nos chimères,

 

Je bois et je lève mon verre !

 

© Tous droits réservés – Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

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Il y a ceux… et puis ceux là aussi

Il y a ceux qui vivent sous le même toit. Ceux qui se croisent dans la cuisine, dans le salon. Et puis ceux qui dispersent l’amour de l’entrée à la chambre. Il y a ceux qui partagent le même lit. Ceux qui n’y font que dormir. Et puis ceux qui en font un havre de plaisir. Il y a ceux qui se parlent mais ne s’entendent pas. Et puis ceux qui devinent dans un murmure. Il y a ceux qui regardent autour et partout sans plus rien voir. Et puis ceux qui s’émerveillent chaque jour de le voir, de la voir, là. Il y a ceux qui se pensent tout le jour et s’aiment toute la nuit. Et puis ceux qui s’oublient un peu plus à chaque heure qui passe. Il y a ceux qui ne sortent que les jours de grand soleil. Et puis ceux qui se tiennent par le bras, serrés, sous un parapluie. Il y a ceux qui ne vivent que les instants heureux. Et puis ceux qui avancent main dans la main quand la vie fait mal. Il y a ceux qui se jurent sans conscience d’inutiles serments. Et puis ceux qui inventent au fil de l’eau leur présent et leur demain.

Oui il y a ceux là. Et puis ceux là aussi.

Il y a Bastien et Nathalie. Et puis Luc et Marc. Il y a aussi Ahmed et Marie. Et encore Nadia et David. Et il y a aussi Claire et Lucie. Et puis Diouma et Mika. Et il y a Chang et Natacha.

Oui il y a ceux là. Et puis les autres. Et puis eux. Et puis nous aussi.

 

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