1788…2017

Ainsi va la République des droits de l’homme et du citoyen, de la nuit du 4 août, de Jaurès, du Conseil National de la Résistance et du Front populaire. Cette République à l’agonie où ministres et parlementaires se goinfrent d’argent public à coup d’emplois familiaux et fictifs, à coup de lois votées pour leur seul avantage ! Cette République où le smic est à 1153 € nets/mois, le seuil de pauvreté à 1008€ nets/mois. Cette République en faillite dixit Monsieur Fillon qui distribue les emplois et les millions de nos taxes et impôts à son épouse et ses enfants, se fait offrir par de riches amis des costumes à 13 000 € pièce (soit l’équivalent d’une année de salaire pour un smicard). Cette République où Monsieur Le Roux embauche ses filles mineures de 15 et 16 ans au poste d’attaché parlementaire en guise de « job d’été » et n’y trouve rien à redire. Cette République qui laisse ses enfants mourir dans les rues d’hiver en été. Cette République qui prend aux pauvres parce qu’elle ne réclame plus rien aux riches. Cette République qui fait la chasse aux allocataires de RSA ou d’APL qui vivotent avec quelques centaines d’euros pendant qu’elle laisse filer des milliards dans l’optimisation et la fraude fiscale. Cette République qui condamne à de la prison ferme un jeune SDF pour un paquet de pâtes volé et laisse en liberté des multirécidivistes en col blanc coupables de blanchiment de fraude fiscale ou de détournement de fonds publics.  Cette République si douce avec les puissants et sans pitié avec les faibles. Cette République où pour faire valoir ses droits, juste ses droits, il faut encore être suffisamment aisé pour s’offrir les services d’un avocat ou suffisamment indigent pour prétendre à l’aide juridictionnelle. Cette République qui ne mérite même plus de porter la majuscule. Cette république qui n’a pas grand chose à envier à la monarchie absolue de l’ancien régime. Cette république, voyez-vous… cette république n’est plus la mienne. Je ne le reconnais ni de près, ni de loin. Cette république je l’abhorre.

© Tous droits réservés – Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

la république

L’allégorie de la République du monument aux morts de Chabanais (Charente).

Publicités

D’une élection à l’autre…

Il est un président, hier, qui dinait dans les grands restaurants,

N’avait point de complexe avec cette affaire dite du Fouquet’s.

Mais il est aujourd’hui, un candidat-président,

Presque affligé, désolé, repentant.

C’était une erreur concède t-il cinq ans plus tard…

Cinq ans trop tard !

Oui, une erreur de fêter une élection, celle qui donne les clés d’une nation,

Dans une brasserie de standing disait-on alors à l’heure du bling-bling.

Mais il est aujourd’hui un candidat-président, tout à coup qui comprend,

Que, Mon Dieu ! Oui, pour les français il a pu être choquant

De voir le nouveau chef de l’Etat  faisant de l’élection du président,

Une soirée huppée privatisée pour gens fortunés,

Pour amis grands patrons qui amassent les millions

Pendant que mon père, ton frère, ma sœur, ta mère,

Triment toute la sainte journée comme des cons

Pour ce Smic ou à peine plus et qu’on dit encore trop.

 

Il est un président, hier, qui méprisait son peuple, lui volait sa souveraineté,

Celle exprimée par les urnes d’un referendum sur un certain traité.

Il est un président, hier, qui, d’un revers de main, envoyait valser

La volonté souveraine et sacrée de la Nation,

Celle arrachée à l’absolutisme d’un Roi par la main de la révolution,

Pour la déposer ensanglantée sur l’hôtel d’un congrès

Réuni derrière les murs d’un château versaillais,

Résidence  grandiose d’un monarque à la démesure légendaire

Qui semble avoir traversé les siècles et se répandre en coulures héréditaires

Dans les veines d’un petit président de la grande dame France.

Mais il est aujourd’hui un candidat-président qui en appelle au peuple,

Ce peuple dans lequel se mélange avec richesse et allégresse

Toutes les couleurs de tant de civilisations

Toutes les sueurs de ces travailleurs de tous horizons,

Tous les habitants d’un pays, du fin fond du Lubéron

Jusqu’à la Courneuve et son béton.

 

Il est un président hier, qui agressait le cœur et ses passions,

Qui salissait à chaque discours les mots de la langue de Molière,

Qui accablait l’âme de ses invectives guerrières,

Il est aujourd’hui un candidat-président qui afflige tout ce qui fait la raison.

De démagogie en mensonges éhontés,

Toutes ses tentatives sont plus désespérées

Et chaque jour qui passe cet homme là donne la nausée.

Il est un candidat-président qui n’a plus même son honneur,

Il flotte dans les égouts au milieu des étrons

Avec son programme pour les prochaines élections.

 

Droits d’auteur enregistrés, CopyrightDepot.com sous le numéro 00050762

http://www.copyrightdepot.com/cd30/00050762.htm