Il naît d’amour que de raisons

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Pour la douceur et l’attention

Qui guide chacun de tes gestes

Avec légèreté ou passion.

 

Pour la beauté des émotions

Qui submergent chacun de nos instants

Avec bonheur et délectation.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Pour la force enveloppante

De tes bras qui m’entourent

De leur chaleur accueillante.

 

Pour ta présence bienveillante

Qui sait se faire rassurante

Même au creux du silence.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Parce que dans tes yeux

Je vois mon horizon,

Que ta peau est devenue ma maison.

 

Parce que ton souffle murmure

A ma raison

Qu’avec toi c’est l’été en toutes saisons.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Parce que tu chavires mes certitudes

Avec ta noble tempérance

Qui vient calmer mes outrances.

 

Et que tu nourris mes convictions

Avec ta générosité

Qui fait du bien à toutes mes pensées.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison,

Pour toutes ces bonnes et belles raisons.

 

 

© Tous droits réservés – Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

 

 

Le coeur avait raison

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point

Mais la raison n’a pas de cœur… mon Cœur.

Le cœur a ses tempêtes que le soir rend à la vie

Et la vie a ses histoires que le cœur oublie.

 

Je les déteste tant tous ces endroits qu’avant

Qu’avant toi j’ai tant et tant chéris.

Je les regarde pourtant ces parcs ces jardins

Ces massifs et ces bassins,

Qu’au frais printemps j’ai aimés comme toi

Comme avant

Avant que tu ne repeignes tout en noir et blanc.

 

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point

Mais la raison n’a pas de cœur… mon Cœur.

Le cœur a ses passions que le matin rend au chagrin

Et le chagrin a ses larmes qui ne sèchent pas.

 

Je les ai tant haïes toutes ces mélodies

Ces mélodies qu’avant

Qu’avant toi j’aimais tant et tant.

Je les écoute pourtant dans les parcs dans les jardins

Près des massifs et des bassins

Là où je verse l’eau de mon amour défunt

Là où pourrissent nos frêles et jeunes matins.

 

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point

Mais la raison n’a pas de cœur… mon Cœur.

Le cœur a ses silences que la mort emporte avec les anges

Et les anges ont des douceurs qui guérissent les cœurs.

 

Je les ai tant et tant rêvées

Ces heures

Ces heures où nos corps et nos cœurs feraient la paix

Au dessus des jardins où jadis tu m’aimais

Auprès des massifs et des bassins

Là où nos mains entrelacées

Donnaient la réplique à nos cœurs encore pleins.

 

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point

Mais la raison a eu raison de ton cœur et du mien.

 

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