Il naît d’amour que de raisons

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Pour la douceur et l’attention

Qui guide chacun de tes gestes

Avec légèreté ou passion.

 

Pour la beauté des émotions

Qui submergent chacun de nos instants

Avec bonheur et délectation.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Pour la force enveloppante

De tes bras qui m’entourent

De leur chaleur accueillante.

 

Pour ta présence bienveillante

Qui sait se faire rassurante

Même au creux du silence.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Parce que dans tes yeux

Je vois mon horizon,

Que ta peau est devenue ma maison.

 

Parce que ton souffle murmure

A ma raison

Qu’avec toi c’est l’été en toutes saisons.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison…

 

Parce que tu chavires mes certitudes

Avec ta noble tempérance

Qui vient calmer mes outrances.

 

Et que tu nourris mes convictions

Avec ta générosité

Qui fait du bien à toutes mes pensées.

 

Aimer à perdre la raison

Chantait le poète Jean.

Mais moi je t’aime de toute ma raison,

Pour toutes ces bonnes et belles raisons.

 

 

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Il y a ceux… et puis ceux là aussi

Il y a ceux qui vivent sous le même toit. Ceux qui se croisent dans la cuisine, dans le salon. Et puis ceux qui dispersent l’amour de l’entrée à la chambre. Il y a ceux qui partagent le même lit. Ceux qui n’y font que dormir. Et puis ceux qui en font un havre de plaisir. Il y a ceux qui se parlent mais ne s’entendent pas. Et puis ceux qui devinent dans un murmure. Il y a ceux qui regardent autour et partout sans plus rien voir. Et puis ceux qui s’émerveillent chaque jour de le voir, de la voir, là. Il y a ceux qui se pensent tout le jour et s’aiment toute la nuit. Et puis ceux qui s’oublient un peu plus à chaque heure qui passe. Il y a ceux qui ne sortent que les jours de grand soleil. Et puis ceux qui se tiennent par le bras, serrés, sous un parapluie. Il y a ceux qui ne vivent que les instants heureux. Et puis ceux qui avancent main dans la main quand la vie fait mal. Il y a ceux qui se jurent sans conscience d’inutiles serments. Et puis ceux qui inventent au fil de l’eau leur présent et leur demain.

Oui il y a ceux là. Et puis ceux là aussi.

Il y a Bastien et Nathalie. Et puis Luc et Marc. Il y a aussi Ahmed et Marie. Et encore Nadia et David. Et il y a aussi Claire et Lucie. Et puis Diouma et Mika. Et il y a Chang et Natacha.

Oui il y a ceux là. Et puis les autres. Et puis eux. Et puis nous aussi.

 

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