Le baiser

Sur la fine cheville un mollet rebondi
Et la cuisse serpente vers une hanche large
Elle aimera la douceur d’une main voguant sur son rivage
Dans les flots mourant de ses arrondis.

Autour de la taille le bras déploiera sa puissance
Chaîne accrochée à son ancre marine
Et du bout des doigts la courbure divine
S’offrira à sa belle impatience.

Alors remontant le courant turbulent
Au milieu de ces coquettes aspérités
Qu’un jour les Dieux sur son dos ont posées
La main glissera dans le cou brûlant.

Mais déjà la rondeur de ses épaules suppliantes
Réclame le baiser de ses lèvres gourmandes
Et soudain c’est un murmure échappé qui quémande
La caresse ultime sauvage et insolente.

© Tous droits réservés

le baiser de rodin
Le baiser d’Auguste Rodin

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Les amours débutantes

Les amours débutantes

Ont le goût du lait juste tiré

Elles sont chaudes et nacrées

Elles piquent un peu le bout de la langue

Les amours débutantes

Ont des langueurs inexpliquées

Elles sont des courses lentes

Elles se maquillent trop ou pas assez

Les amours débutantes

Ont des vapeurs de cannelle

Elles caressent le palais

Elles se cachent derrière les dentelles

Les amours débutantes

Ont des envies d’éternité

Elles bravent l’impossible et la raison

Elles plantent leurs vœux sur l’horizon

Les amours débutantes

Ont des éclats de cœur brisés

Elles suintent quelques douleurs passées

Elles rêvent d’autrement

…les amours débutantes.

 

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