Du temps

Du temps…

Je veux du temps !

Du temps pour aimer

Et chanter.

Du temps pour danser

Et rêver.

Je veux du temps

Pour un peu plus de ciel bleu,

Du temps

Pour mon cœur amoureux.

Je veux du temps

Pour vivre tout à fait

Et pas juste un peu !

 

Je cours…

Tout le jour

Je cours.

Du café au bureau,

Du déjeuner au bistrot

Je cours…

De rendez-vous en réunions,

De dîners en réceptions,

Je cours…

Pour me donner l’illusion

D’être vivant.

 

Mais je ne suis qu’un astre mort

Une étoile qui a tout brûlé.

Et j’ai perdu tant de temps

A essayer de le rattraper,

A vouloir le consommer

Et même le dépasser.

 

Du temps !

Donnez-moi le temps

De vivre toutes mes années,

De croiser vos routes

Sur des chemins creux et cabossés.

Je veux vivre encore

De vin et d’accords,

De sons là-haut perchés,

De poésie, d’amour

Et de nos corps-à-corps,

D’hiver en été

D’automne en joli mois de mai.

 

J’ai perdu tant d’années

A courir d’urgences

En sottes croyances,

A me laisser dicter la loi

Des majorités,

Celles qui vous disent où il faut être

Mais jamais ce que c’est d’être…

D’être vivant.

J’ai perdu tout ce temps,

Si précieuses les heures,

Si douces et belles heures

Sous les pommiers

De mon enfance,

Dans le grenier

Où dorment nos histoires de vacances.

 

Je veux du temps !

Maintenant et pour chaque instant présent.

Du temps

Pour toutes les beautés

Auprès desquelles je suis passé

Sans même les regarder.

Je veux du temps

Pour marcher à pas lents

Et puis m’arrêter souvent.

Je veux du temps

Pour vivre vraiment !

Pour vivre maintenant…

Il est grand temps !

 

© Tous droits réservés – Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

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Les gens de peu

 

Ce sont des gens qu’on dit de peu,

Des gens de bien

Ils me sont si précieux,

Je vis là au milieu d’eux,

Douillettement installée dans un coin de solitude.

Je goûte leurs sourires, je me nourris de leurs « bonjour ».

Leur simplicité est affectueuse, sans malice,

Leur bienveillance est sans détour

Et leur générosité n’attend rien en retour

Qu’un regard complice pour toute gratitude.

 

Ce sont des gens qu’on dit de peu,

Des gens heureux

Ils me sont si précieux,

Je vis là au milieu d’eux,

Et dans leurs yeux je me sens moi je me sens bien.

Parfois ils ne disent rien,

On se regarde, on se croise,

On se fait juste un signe de la main,

Un geste de peu, un geste de rien.

On tisse, on cajole, on entretient

Nos amitiés, nos respects et nos liens.

 

Ce sont des gens qu’on dit de peu,

Des gens radieux

Ils me sont si précieux,

Je vis là au milieu d’eux.

Ils sont ma fortune, l’or du monde dans un regard.

Dans la tempête ils sont le phare

Qui me garde en vie, qui illumine ma nuit.

Ils sont ma chair, ils sont mon sang.

On les dit braves gens avec un air condescendant,

Leurs mains sont pleines de mille talents,

Leur âme plus belle qu’un diamant.

 

Ce sont des gens qu’on dit de peu,

Des gens de bien

Ils me sont si précieux,

Je vis là au milieu d’eux.

Ce sont des paysans, des ouvriers,

Ils ont 20 ans, ils sont retraités,

Ils travaillent la terre, ils battent le fer.

Ce sont des meuniers qui sont jardiniers.

Ils ont les mains calleuses

Et la figure brune des soleils de juillet,

Ils ont le cœur grand et la parole rieuse.

Ils sont ma ligne d’horizon

Ils sont mon refuge, ma maison.

 

Ce sont des gens qu’on dit de peu

Des gens de bien,

Des gens précieux.

Et auprès d’eux je réapprends,

J’ouvre mes mains, j’ouvre mes yeux ;

Je redécouvre la joie de vivre… encore un peu.

 

 

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Mes rêves ont 20 ans

Sur la peau le passage des ans

Mais dans le cœur mes folies

Mais dans l’iris mes envies

Ont 20 ans.

 

Dans l’âme quelques plaies

Mal refermées

Pourtant l’espoir reste entier

Il a 20 ans.

 

Tu te moques

Tu médis et tu dis

Que mes rêves

Sont chimères, illusions et folies.

 

Laisse-moi avec tes idées

D’adulte égaré,

Mes rêves n’ont pas vieilli

Ils ont juste grandi.

 

Au coin des yeux les outrages du temps,

Pourtant regarde au fond

Et tu verras,

C’est la même passion

Qu’au jour de mes 20 ans.

 

Sur mes lèvres le goût des heures

Longues douloureuses

Ou délices de douceur

C’est la même essence fiévreuse

Dans ma gorge,

J’ai 20 ans.

 

Tu te moques

Tu médis et tu dis

Que mes idées débloquent

Mais tu crèves de jalousie !

Car tes rêves enterrés

Ont mal du temps

Ce temps où tu avais

Encore 20 ans.

 

Retourne à tes cimetières

A ton confort

A tes vacances balnéaires !

Je me joue du sort

Avec mes rêves et mes chimères

Je défie la mort !

 

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Le coeur avait raison

Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point

Mais la raison n’a pas de cœur… mon Cœur.

Le cœur a ses tempêtes que le soir rend à la vie

Et la vie a ses histoires que le cœur oublie.

Je les déteste tant tous ces endroits qu’avant

Qu’avant toi j’ai tant et tant chéris.

Je les regarde pourtant ces parcs, ces jardins,

Ces massifs et ces bassins,

Qu’au frais printemps j’ai aimés comme toi,

Comme avant,

Avant que tu ne repeignes tout en noir et blanc.

 

Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point

Mais la raison n’a pas de cœur… mon Cœur.

Le cœur a ses passions que le matin rend au chagrin

Et le chagrin a ses larmes qui ne sèchent pas.

Je les ai tant haïes toutes ces mélodies

Ces mélodies qu’avant,

Qu’avant toi j’aimais tant et tant.

Je les écoute pourtant dans les parcs, dans les jardins

Près des massifs et des bassins,

Là où je verse l’eau de mon amour défunt

Là où pourrissent nos frêles et jeunes matins.

 

Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point

Mais la raison n’a pas de cœur… mon Cœur.

Le cœur a ses silences que la mort emporte avec les anges

Et les anges ont des douceurs qui guérissent les cœurs.

Je les ai tant et tant rêvées

Ces heures,

Ces heures où le cœur et la vie feraient la paix

Au dessus des jardins où jadis tu m’aimais,

Auprès des massifs et des bassins

Là où nos mains entrelacées

Donnaient la réplique à nos cœurs encore pleins.

 

Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point

Mais la raison a eu raison de ton cœur et du mien.

© Tous droits réservés – Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

 

L’air du temps

Les amours buissonnières

Les coucheries ordinaires,

Je vous les donne, je vous les rends

Je ne suis pas dans l’air du temps.

 

Les corps qui ne s’agitent que pour jouir

Les peaux qui ne veulent que du plaisir,

Je vous les donne, je vous les rends

Je ne suis pas dans l’air du temps.

 

Je rêve autrement,

Je rêve plus grand.

Je vis à m’en perdre le cœur

Conjuguant les heures en couleur,

Je vous laisse le fade et la peur.

 

Les amours qui s’évitent

Les cœurs qui battent mais jamais ne palpitent,

Je vous les donne, je vous les rends

Je ne suis pas dans l’air du temps.

 

Les contes modernes sans prise de tête,

Les histoires ternes sans tambour ni trompette,

Je vous les donne, je vous les rends

Je ne suis pas dans l’air du temps.

 

Je respire trop fort,

Je respire par tous les pores.

Dans mes tiroirs je ne laisserai pas dormir les trésors,

Je n’attendrai pas sans vivre l’heure de ma mort.

Je vous laisse les bijoux des faussaires,

Le toc et la pierre.

 

Les amours pour dimanches pluvieux,

Les bluettes pour Don Juan anxieux,

Je vous les donne, je vous les rends

Je ne suis pas dans l’air du temps.

 

Je danse autour du feu,

Je peux bien m’y brûler un peu

Ou tout à fait si on est deux.

Mais les idylles futiles

Prisons des cœurs fragiles,

Je vous les donne, je vous les rends

Elles ne se sont pas mon air du temps.

 

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Pas maintenant !

Pas maintenant !

Laisse-moi encore du temps.

Pas maintenant !

Il sera bien assez temps.

Quand je serai trop vieux pour chanter,

Trop fatigué pour aimer.

Quand la vie m’aura donné assez

Pour n’avoir rien à regretter.

Mais pas maintenant !

Il n’est pas encore temps.

Pas maintenant !

Laisse-moi encore du temps.

Pas maintenant !

Je suis à l’aube de mon printemps.

Quand le feu aura tout brûlé,

Que mes amours m’auront consumé.

Je serai là t’attendant fièrement,

L’âme pleine et le cœur grand.

Mais pas maintenant !

Il n’est pas encore temps.

Je sais bien ce que tu veux,

Ce que tu attends.

Mais pas maintenant !

La vie est un jeu,

Et je viens à l’instant,

De tirer le fou joyeux.

Alors il viendra bien à temps,

Le triste et funèbre instant,

Où ton souffle coupera ma voix

Où ta lame glissera sur moi.

Mais pas maintenant !

Il n’est pas encore venu le temps.

Le temps des adieux et des larmes.

Le temps où meurt la flamme.

(ces mots, je les dédie à un ami qui fait danser les mots au bout de ses cordes vocales… et comme elles sont belles ces cordes là…     à  Aymeric)

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Mon amour, mi amor

Couplet 1 :

Mon amour, mi amor

Tu disais : toi et moi

On bravera le sort.

Mon amour, mi amor

Soudain il fait froid,

Oubliée la chaleur de ton corps.

Refrain :

Mon amour, mi amor,

J’ai l’cœur en vrac,

Dans ma tête tout s’détraque !

J’ai peur, je craque !

Mon amour, mi amor,

J’suis presque mort !

Couplet 2 :

Ton parfum sur les draps,

Ton reflet dans l’miroir,

Cette chemise qui traine là,

Tout, tout me parle de toi !

Mon amour, mi amor.

Tu voulais défier la mort,

Mais c’est nous, les pantins du sort !

Refrain :

Mon amour, mi amor,

J’ai l’cœur en vrac,

Dans ma tête tout s’détraque !

J’ai peur, je craque !

Mon amour, mi amor,

J’suis presque mort !

Dernier couplet :

Tes dentelles en juillet

Ta chaleur de janvier.

De jours futiles,

En nuits fébriles,

C’est tout l’univers qui tremblait !

Mon amour, mi amor,

Sans ta peau, sans ton corps,

J’suis rien qu’un homme

Un poisson dans son aquarium !

Dernier « refrain » :

J’ai peur, je craque !

Dans ma vie tout s’détraque,

L’absence matraque,

Mon  cœur en vrac.

Mon amour, mi amor,

Sans tes bras, sans ta voix,

Sans ton toi près de moi,

Mon amour, mi amor,

J’suis mort !

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