Eternelle est l’absence

Cet ilot de regrets où s’exile ma douleur

C’est ton souvenir qui envahit l’avenir.

Et ce désert de larmes où se noie mon malheur

C’est ton visage qui n’a pas eu le temps de vieillir.

Tu marches sur mes jours que jamais tu n’as visités

Et tu dors dans mes nuits qu’à l’heure de l’enfance

Tu n’as pas surveillées.

Comme un fantôme tu erres dans mes silences,

Tu es de ces morts plus vivants que les vivants,

De ces mis en terre qu’on n’a pas enterrés

De ceux qu’on aime sans jamais les avoir aimés

Tu es mon moulin à vent

Celui qui fait  ma vie sans destination.

 

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