Incantation

Ah Monsieur ! Comme la nudité vous sied !

Et je navigue bateau pressé sur vos flots.

Malgré tous les avis de tempêtes,

Je ne crains ni la violence des vents

Soufflant dans mes voiles

Ni cette vague qui inonde mon rivage.

Ah oui Monsieur ! La nudité vous sied !

 

Et votre corps allongé sur le drap,

Ouvert et offert sans la moindre pudeur

Me donne à savourer d’un œil avide

Ce tout de vous qui provoque mon émoi.

Ah Monsieur ! Que vous êtes beau sur ce drap !

 

Et votre bouche gourmande entrouverte

Laissant échapper un murmure vers moi,

Réclamant sans doute ma caresse,

Sera le lieu de mon prochain crime

Car c’est là que j’irai verser mon désir.

Ah Monsieur ! Nu, je vous veux tout à moi !

 

Et votre cou exhibé à mes lèvres assoiffées,

Découvrant vos veines où coule le sang

Epais et bouillonnant de votre appétit ;

Votre cou que je veux sucer et puis mordre

Comme un fruit mûr et juteux.

Ah Monsieur ! Votre nudité me tue !

 

Et votre sexe vers moi tendu

Erigeant fièrement son excitation,

Battant pavillon de votre lubricité,

M’invitant aux plus divines étreintes,

Implorant la chaleur de ma bouche

Autant que celle de mes cuisses

Ah Monsieur ! votre nudité m’achève !

 

© Tous droits réservés – Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Jeune homme nu assis, 1855 de Flandrin (1805-1864)

Jeune homme nu assis, 1855 de Flandrin (1805-1864)

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