La décroissance sera

La décroissance contrainte et forcée ! La Grèce est un petit laboratoire. On y teste le monde de demain. Ce monde qui va voir se niveler par le bas les niveaux de vie des populations.

On sait que sur une planète aux ressources finies, si 7 milliards d’êtres humains vivaient comme un européen ou un américain, il nous faudrait 4 à 6 planètes terre. Pour pallier cette réalité plusieurs solutions sont possibles : on élimine purement et simplement quelques milliards d’individus de la surface du globe (la guerre c’est bien pratique pour ça !) ou on abaisse le niveau de vie des populations riches occidentales  (oui, je sais, ça fait bizarre de lire ça. Et pourtant un smicard français avec son téléphone portable, sa télé, sa voiture et son ordinateur est riche en comparaison du paysan indien ou de l’ouvrier chinois) tout en préservant évidemment le niveau de vie de la caste supérieure qui ne représente que quelques centaines de milliers de personnes.

La décroissance vous y viendrez donc de gré ou de force. Le problème majeur de la décroissance contrainte c’est qu’elle s’accompagne d’une mise au pas des populations. On parle beaucoup de dictature économique. Rassurez-vous (ou inquiétez-vous plutôt !) cette dictature économique se couple toujours d’une dictature politique. Bien sûr la dictature a fait de grands progrès. On n’enferme plus (ou peu) les dissidents. D’ailleurs, les dissidents sont une poignée désormais puisqu’il suffit de prendre le contrôle des esprits pour annihiler toute fronde potentielle  (lire ou relire « 1984 » de George Orwell à ce sujet). Et aujourd’hui avec la boîte à conneries c’est d’une simplicité confondante ! Quant à ceux qui auraient encore quelques velléités contestataires, pour l’heure ils font la révolution depuis leur salon sur facebook et twitter !

Les dirigeants du monde peuvent donc continuer à le détruire (le monde) tranquillement. Il n’y a plus personne pour les inquiéter, si ce n’est quelques farfelus, hurluberlus, marginaux, post-soixante-huitards sur le retour et autres brebis galeuses qui ont décidé (outre d’élever des brebis) de prendre quelques chemins de traverse, et qui, de toute façon, sont mis au ban de la société pour leurs idées saugrenues. Parmi eux on trouve d’ailleurs les décroissants. La boucle est bouclée pensez-vous ? Pas tout à fait car la décroissance choisie et organisée (d’aucuns parlent aussi de sobriété heureuse… expression chère à Pierre Rabhi) ça a une autre saveur, une autre odeur, une autre couleur. Disons pour faire image que la décroissance forcée ça sent la merde, alors que la décroissance choisie ça sent la pomme et le lilas, le thym et la lavande, la framboise et la menthe…

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2 réponses à “La décroissance sera

  1. Le discours « TINA, il n’y a pas d’alternative » a atteint ses limites, parce qu’il se révèle incapable d’apporter des solutions (à supposer qu’il portait une recherche de solution, d’ailleurs). Il a donc évolué vers une pseudo alternative: décroissance contrainte ou croissance forcée. Depuis peu, le curseur s’est déplacé vers cette seconde solution, sans qu’on se pose plus de questions sur sa viabilité et même sur sa faisabilité. Des voix discordantes s’élèvent, mais seront-elles audibles?
    http://www.sudouest.fr/2012/04/22/regardons-plus-loin-695077-4585.php

  2. Salut Emma, bien sûr la « décroissance subie » tu sais bien que ce n’est qu’une récession et que décroissance n’est pas vraiment l’inverse exact de croissance, puisque la décroissance n’est pas qu’un critère quantitatif. La croissance de la production d’objet durable entraînerait par exemple une diminution du temps de travail (on devrait se battre pour passer des 30 aux 25 heures à l’heure qu’il est si j’en suis le Club de Rome en 1971/72) et in fine cette croissance-là porte en son sein une décroissance future programmée. Décroître c’est admettre la croît de certains biens et services, libertés dans l’autonomie, en sachant qu’arrivé à une satisfaction générale et raisonnable, il faudra stabiliser notre monde et ce, n’en déplaise aux potes amoureux des Révolutions, afin qu’il puisse durer des milliers et milliers d’années. Pour que la vie soit une joie et non une peine, pour si longtemps qu’on en oubliera les temps de fer, de pesticides et d’aboiements, de bombes et de haines, que furent ces XIX, XXe et, en partie, XXIe siècles. Peace

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