Attention ! Bonheur contagieux !

Je n’ai rien à vous souhaiter pour la nouvelle année.
Je n’ai que ma joie à vous donner.
Le monde va mal, le monde est sale.
Le dire encore un peu plus fort
N’est certes pas un tort.
Mais voilà venu le moment
De la grande lessive de printemps.

Je n’ai rien à vous souhaiter pour la nouvelle année.
Je n’ai que mon sourire en guise d’été.
La Terre pleure, la Terre meurt.
Le crier encore un peu plus fort
N’est certes pas un tort.
Mais le temps est là maintenant
De retrousser les manches, d’aller de l’avant.

Je n’ai rien à vous souhaiter pour la nouvelle année.
Je n’ai que mon cœur ouvert,  même aux épées.
Des enfants ont faim, réclament un peu de pain.
Le hurler encore un peu plus fort
N’est certes pas un tort.
Mais nous sommes à l’heure du tournant
Celui de l’humanité tel un seul homme se levant.

Je n’ai rien à vous souhaiter pour la nouvelle année
Juste mon bonheur à semer,
Ici, là-bas, aux quatre vents.
Ce bonheur qui ne doit rien aux marchands.
Ce bonheur qui se fabrique d’un rien parce qu’il est tout.
Parce qu’il est l’eau qui coule au bout du chemin,
Parce qu’il est maintenant et pas demain.
Ce bonheur qu’on cultive à côté des choux,
Au milieu des figuiers et des lilas,
Entre les pruniers et les hortensias.
Ce bonheur qui sent la pomme et le thym.
L’herbe mouillée et le foin.

Je n’ai rien à vous souhaiter pour la nouvelle année
Juste mon bonheur à disperser pour vous contaminer.
Prenez, prenez ce bonheur sans hésiter !
Et à votre tour, à tous les vents, semez, semez !
Nous récolterons au printemps ce que l’hiver a fait germer.

Droits d’auteur enregistrés, CopyrightDepot.com sous le numéro 00050762

http://www.copyrightdepot.com/cd30/00050762.htm

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4 réponses à “Attention ! Bonheur contagieux !

  1. Que voilà une belle graine qui germe déjà dans mon coeur,
    et dont j’offrirai les fruits à tous les affamés croisés sur les chemins.
    Sans oublier de leur dire votre nom,
    ni votre bonheur en eau vive sous un soleil de plomb.

  2. Excusez, pour tenter avec vous une rime,
    bien que mon rythme soit en berne,
    il manque à mon commentaire
    un mot, un rire:

    Que voilà une belle graine qui germe déjà dans mon coeur de gamin
    et dont j’offrirai les fruits à tous les affamés croisés sur les chemins.
    Sans oublier de leur dire votre nom,
    ni votre bonheur en eau vive sous un soleil de plomb.

    • Ma vie ne rime à rien pour fêter un nouveau
      qui ne viendra qu’après la nuit la plus profonde
      quand nos coeurs rassasiés du sang des arbres
      et des parfums d’un feu sans fin
      finiront par saisir
      le mot
      amour

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