Hier vous marchiez, eh bien maintenant courez !

Les marchés sont moroses. Les marchés font grise mine. Les marchés ont le moral en berne. Bref les marchés dépriment !  J’aurais volontiers indiqué aux marchés le nom d’un psychanalyste bon marché (oui, n’oublions pas que les marchés sont fauchés). Mais les marchés ont-ils seulement le souhait d’être traités ?

Ca et là il se dit qu’il faut envoyer un message aux marchés. Un message d’espoir, d’amour ou d’amitié ? Je ne sais. J’entendais hier à la télé un homme qui disait combien il fallait redonner confiance aux marchés. J’aimerais tant trouver les mots pour que tantôt les marchés secoués retrouvent leur mine colorée. Si je pouvais je leur enverrais ces signaux de fumée, et la cavalerie arriverait juste après pour les sauver. Mais il semble que cet homme, qui hier s’exprimait, ait trouvé de quoi apaiser la crainte des marchés. C’est donc avec solennité qu’il a énoncé ses mesures d’austérité. Braves gens il faut bien accepter la loi du marché car c’est la seule qui vaille pour que le monde continue à avancer. Rassurons les marchés. Donnons-leur de quoi espérer. C’est donc le regard déterminé et avec la plus grande fermeté que l’homme a déclaré : « nous allons taxer les boissons sucrées ! »

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